In myself, too many things have perished which, I imagined would last forever.

Il n’est même plus étonnant de voir à quel point nous semblons nous délecter dans les illusions qui enveloppent notre vie d’un voile sublimant. Et pourtant notre monde se désagrège. Nous pourrissons de l’intérieur, et nous laissons les autres se nourrir de nos affreux restes. Les mots Famille, Amitié, Amour ne sont que des mots parmi tant d’autres, des mots qui se sont trop nourris de notre hypocrisie et de notre amertume. Il semblerait que nous nous sommes engagés dans une machinerie infernale, ce sont nous qui poussons les leviers, nous encore qui supervisons les engrenages qui nous saignent et nous drainent de tous nos moyens. Les regrettés amis ne sont qu’un combustible de plus pour attiser la haine qui nous fait vivre, et le vice, l’unique échappatoire d’un quotidien qui nous enfonce dans ses sables. 

Quelle solution proposer à toutes ces contradictions ? Peut-on espérer l’existence d’une cure à un phénomène qui se banalise lentement en une affreuse nature ?  A t-on même le droit d’espérer une amélioration, quand les sangsues se collent à notre peau, et que nous les regardons faire ?

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